L'administration Trump réduit l'effort américain face au changement climatique

Rédigé par Amandine Perrault | Le 02 avril 2017 à 09:27
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Le président Donald Trump a signé ce mardi un ordre exécutif mardi à la Maison Blanche afin de commencer à remplir son engagement de campagne visant à faire reculer les efforts de l'ancien président Barack Obama face au changement climatique.

L'ordre, que le président Trump a présenté aux agents de l'Agence de protection de l'environnement ce mardi, annule complètement plusieurs mesures adoptées par le président Obama afin de favoriser l'utilisation des énergies renouvelables, de réduire le recours aux combustibles fossiles et d'encourager d'autres mesures mises en place pour diminuer la contribution humaine au réchauffement climatique.

La Chambre de commerce des États-Unis, qui a publié une déclaration en amont de cette signature, affirme que le président prend ainsi des « mesures audacieuses » qui vont alléger la réglementation et améliorer la sécurité énergétique.

Donald Trump, qui a affirmé durant sa campagne pour l'élection américaine que le réchauffement climatique était un « canular » inventé par les Chinois, a critiqué à plusieurs reprises la réglementation sous Obama sur les centrales électriques et d'autres initiatives de changement climatique. Ces initiatives sont pour lui destructives au niveau de l'emploi et ont été particulièrement mauvaises pour l'industrie du charbon.

L'ordonnance signée va permettre également de lever un moratoire de 14 mois sur les nouveaux baux de centrales à charbon situées sur les terres fédérales américaines. L'administration Obama avait imposé ce moratoire de trois ans en janvier 2016.

Cette réglementation avait été suspendue l'année dernière pour donner à un tribunal d'appel fédéral le temps de réétudier les contestations évoquées par un certain nombre d'états dépendants du charbon, et par plus d'une centaine d'entreprises qui prétendaient que cette mesure était anticonstitutionnelle.

Le nouveau président des Etats-Unis a de son  côté critiqué cette politique en affirmant qu'elle n'était ni plus ni moins qu'une déclaration de « guerre au charbon » menaçant les moyens de survie de « nos courageux mineurs ».

Des objectifs plus difficiles à atteindre

L'administration Trump n'a toujours pas annoncé si elle avait l'intention d'annuler les engagements pris par les Etats-Unis durant l'Accord de Paris - ce que Trump a menacé de faire à un moment donné - mais les décisions prises ces derniers temps à la Maison Blanche rendent, à première vue, encore plus difficile l'atteinte des objectifs américains décidés en la matière.

Selon une analyse du ministère américain de l'Énergie publiée en janvier, l'extraction du charbon représente désormais moins de 70 000 emplois aux États-Unis. En revanche, les énergies renouvelables en regroupent plus de 650 000 dans le pays.

2 Commentaire(s)
  1. Les politiques climat-énergie de notre pays (et de la plupart de pays de l’UE) sont basées sur l’hypothèse non prouvée que nos émissions de CO2 ont une action mesurable sur la température moyenne annuelle globale et sur le climat de notre planète. Il s’ensuit que les politiques énergétiques privilégient en principe les émissions bas carbone et elles sont censées, en outre, de fournir des moyens de production conformes aux standards d’une production rationnelle d’énergie électrique, à savoir :

    1. Elle doit être pilotable, adaptable en temps réel aux fluctuations de la demande. En particulier, elle doit être capable de gérer les heures de pointe (HP) et de réduire la production en fonction de la baisse de la demande en heures creuses (HC).
    2. Elle doit être indépendante des caprices d’Eole et des cycles de Phébus.
    3. Elle doit avoir un impact mineur sur l’environnement et la biodiversité
    4. Le réseau de transport ne doit pas être soumis à des fluctuations brutales et aléatoires
    5. Le prix du kWh doit être compétitif
    6. La sécurité d’approvisionnement doit être garantie

    Contrairement à ce qui nous est affirmé péremptoirement, le bilan carbone des EnR intermittentes est mauvais, de manière indirecte, car la gestion de l'intermittence nécessite des centrales thermiques en soutien permanent, obligées de fonctionner en régime discontinu, ce qui dégage encore plus de gaz satanique. Donc, pour sauver la planète d’un problème vraisemblablement imaginaire, on met en place des filières qui vont à l’encontre de ce qui est souhaité. Comprenne qui pourra !...

    Plus généralement, il est facile de vérifier que les EnR intermittentes ne satisfont à aucun des standards d’une production rationnelle d’énergie électrique, ce qui fait que l’on se demande quelle est la justification de leur développement inconsidéré. Les profits pharaoniques des promoteurs, aux frais des ménages ? Une politique volontariste de décroissance, engendrant misère et graves mouvements sociaux ? Un torpillage en règle du tourisme dans nos belles régions, défigurées par les usines d’éoliennes ? Le soutien dogmatique d’une énergie « verte », alors qu’elle ne l’est pas ?
    Pour tuer le nucléaire, combat historique des Verts, alors même que son bilan carbone est quasiment nul, ce qui est une seconde incohérence ? Pour toute personne sensée, les EnR intermittentes, adulées par les chantres de l’écologisme, n’auraient jamais dû voir le jour, car les filières de la surgénération sont bien plus intéressantes.

    Bref, Trump a raison de casser la politique climat-énergie d’Obama et de revenir au bon sens et à la raison.
    jipebe29 | Le 03 avril 2017 à 10:29
  2. @jipebe29 "sur l"hypothese non prouvée" ??? tu t'es renseignée comment foncitonne une centrale à charbon. Les techniques ne manquent pas pour traiter les rejets polluants tels que les oxydes de soufre, les oxydes d'azote. Google "Centrale thermique au Charbon". Mais en ce qui concerne la captation du CO2, on est encore en phase de R&D (précombustion, postcombustion et oxycombustion, mais ces techniques réduisent le rendement de la centrale). Donc supprimmer les moratoires pour relancer l'industrie du charbon qui au vu des chiffres indiquées par l'article n'est pas très majoritaire, est illogique. Ce qu'il faut c'est aider les personnes ayant bosser en lien avec les centrales à charbon, ou les mines, à se réorienter professionnellement vers des filières plus prépondérantes au sein des États-Unis. Aprèsn je n'ai pas suivi la façon dont Obama à fait sont plan de transition vers des énergies renouvelables, mais au moins on sait ce qu'il a fait. Quant j'étais aller sur le site de la Maison Blance avant l'arrivée du président actuel, toutes les actions qu'il avaient réalisées par rapport a cela été décrites est accessible en quelques clics. Alors qu'en France. Eh bien, y'a pas grand chose sur le site de l'élysée ou du gouvernement qui permet de s'y retrouver sur leur politique énergétique et sur les actions mises en place. Donc critiquer Obama, certes, mais attendons au moins de voir comment "executive order" évolue.
    jr37 | Le 06 avril 2017 à 22:43

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